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Syndrome prémenstruel : Pourquoi les marques de compléments alimentaires doivent s’y intéresser ?

 

Syndrome prémenstruel

Le syndrome prémenstruel intéresse de plus en plus les marques de compléments alimentaires. En effet,  Les marques de compléments alimentaires proposant des solutions pour cette période du cycle menstruel, souvent à l’origine de désagréments, sont de plus en plus nombreuses. Et c’est une excellente nouvelle !

 

Plusieurs études indiquent que les douleurs prémenstruelles toucheraient environ 75 % des femmes en âge de procréer.[1] En France, cela correspond à plus de 15 millions de femmes, soit près d’une femmes sur deux ! Il s’agit là d’une première réponse à la question “Pourquoi s’intéresser au Syndrome prémenstruel”.

 

Découvrons, ci-après, tout ce que représente le Syndrome prémenstruel et à quoi celui-ci peut être lié.

 

 

1/ Qu’est-ce que le Syndrome prémenstruel ?

 

Le Syndrome prémenstruel désigne un ensemble de symptômes physiques et psychiques qui surviennent environ une semaine avant le début des règles et disparaissent un à deux jour après leur apparition. Les scientifiques n’ont pas encore établi de symptôme clair et précis qui le définisse. Cependant, on sait qu’il regroupe des douleurs physiques et psychologiques : le Syndrome prémenstruel s’exprime par des crampes abdominales, un mal de tête prononcé, une fatigue aiguë, de l’anxiété, etc… Il y aurait plus de 150 symptômes évoqués pour décrire le Syndrome prémenstruel .

 

Les mécanismes précis de ce trouble demeurent encore mal connus. On sait que le Syndrome prémenstruel est en lien avec l’ovulation et le cycle menstruel, plus particulièrement avec le processus hormonal qui accompagne le cycle. En effet, des modifications des sécrétions hormonales ont lieu lors du cycle ovarien et cela se traduit par une augmentation de la synthèse des œstrogènes par les ovaires est observée.

 

Ainsi, il s’avère que les modifications du taux d’œstrogène provoquent des douleurs mammaires ou mastodynie. Ces douleurs sont le plus souvent dues à la rétention d’eau qui accompagne la chute des taux sanguins d’hormones.

 

De plus, ces hormones féminines ont des effets sur tout le corps. Elles agissent notamment au niveau du cerveau (de l’hippocampe, qui joue un rôle dans la mémoire). On peut donc supposer que ces variations d’hormones sont aussi à l’origine des troubles de concentration.[2]Par ailleurs, l’irritabilité et l’anxiété sont également directement corrélées au niveau d’œstrogènes.[3]

 

Enfin, le Syndrome prémenstruel est probablement lié aux modifications du taux de sérotonine (les œstrogènes sont impliquées dans la synthèse de sérotonine). Or, la sérotonine, hormone du bonheur, est engagée dans les troubles de l’humeur telle que la dépression. La chute du taux d’œstrogènes, qui modifie le taux de sérotonine, semble directement liée aux troubles de l’humeur de la femme lors du Syndrome prémenstruel.

 

 

2/ Quelles sont les problématiques de santé féminine liées au Syndrome prémenstruel ?

 

En France, pour 10% des femmes, une pathologie plus grave vient s’ajouter à un Syndrome prémenstruel souvent très marqué: l’endométriose. Près de 2,5 millions[4] de femmes sont atteintes d’endométriose, maladie encore incurable à ce jour.

 

L’endométriose est une maladie inflammatoire et chronique de l’appareil génital féminin qui se traduit par le développement d’une muqueuse utérine (l’endomètre) en dehors de l’utérus, colonisant d’autres organes. Cela concerne une femme sur dix.

 

Cette maladie se traduit essentiellement par des crises de maux de ventre (parfois insupportables, en particulier pendant les règles ou les rapports sexuels) et des troubles de la fertilité.

 

L’endométriose est encore méconnue des professionnels de santé, trop souvent sous-diagnostiquée et assez mal prise en charge.

 

A un autre niveau, on peut évoquer la dysménorrhée primaire qui se traduit par une douleur survenant au moment des règles (menstruations). Elle est très courante et généralement sans gravité.[5]

 

C’est un phénomène médié par des médiateurs inflammatoires (prostaglandines notamment) produits par l’utérus. Les prostaglandines sont des substances qui provoquent des contractions utérines et facilitent l’expulsion de la muqueuse utérine. Un excès de prostaglandines provoque une augmentation anormale de l’activité du muscle utérin, responsable des douleurs.

 

La dysménorrhée secondaire, quant à elle, se définit par une douleur menstruelle reliée à un problème de santé identifiable, par exemple l’endométriose.

 

 

3/ Comment prévenir et soulager les maux liés au Syndrome prémenstruel

 

Alors que les pharmacies en ligne peuvent proposer jusqu’à 800 références de compléments alimentaires contre le stress, seulement une trentaine de références concernent le Syndrome prémenstruel.

Sur le terrain, nos équipes ont constaté que peu de pharmaciens sont habitués à conseiller les compléments alimentaires pour les troubles menstruels. Il reste encore beaucoup de pédagogie à prévoir sur cette problématique de santé. De ce fait, cela laisse une part de marché disponible pour de nouvelles marques ou laboratoires de compléments alimentaires.

 

Les plantes couramment utilisées pour ces problématiques de santé féminine sont le gattilier, l’achillée millefeuille, l’onagre, et plus récemment le safran. Chacune de ces plantes agit sur différents symptômes du Syndrome prémenstruel. La galénique de complément alimentaire permettant leur mise en œuvre est également différente.

 

Enfin, pour optimiser votre formulation et innover sur la sphère de la santé féminine, n’hésitez pas à solliciter Kares-up  !

 

Amaury ROBIN
Chargé d’analyse marché et support scientifique chez Kares-up

 

Raphaëlle DA COSTA
Fondatrice de Kares-up

 

 

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[1] Zaafrane F, Faleh R, Melki W, Sakouhi M, Gaha L. An overview of premenstrual syndrome. J Gynecol Obstet Biol Reprod (Paris). nov 2007;36(7):642‐52

[2] Daniel JM. Effects of Oestrogen on Cognition: What Have We Learned From Basic Research? Journal of Neuroendocrinology. 2006;18(10):787‑95.

[3] Bäckström T, Mattsson B. Correlation of Symptoms in Pre-Menstrual Tension to Oestrogen and Progesterone Concentrations in Blood Plasma. NPS. Karger Publishers; 1975;1(2):80‑6.

[4]  Ministère de la Santé et de la prévention. Direction générale de l’offre de soins. Endométriose; 9 déc 2021 [MAJ 03.06.22].

[5] Édition professionnelle du Manuel MSD. Dysménorrhée – Gynécologie et obstétrique; [cité le 5 déc 2021].

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